LA VISITE 2018-01-16T20:06:06+00:00
LE CHANTIER
LA POTERIE
L'ATELIER TEXTILE
L'ATELIER VERRE
LA TAVERNE

PASSEZ LA PORTE ET VENEZ DÉCOUVRIR LA VIE DE NOS ANCÊTRES !

Au rythme des saisons et de la présence des bénévoles, vous pourrez voir la vie antique suivre son cours sur l’archéosite. Le lieu sera tantôt calme et ponctué d’artisanats fins, tantôt fourmillant de travailleurs pour un chantier de construction. Durant la visite, votre guide vous emmènera dans tous les recoins du parc. Il vous expliquera l’ensemble du projet et vous fera découvrir les structures existantes.

Sur le chemin, vous visiterez les ateliers et les maisons habitées, qui vous donneront un aperçu de la vie quotidienne des Helviens. Vous pourrez découvrir comment s’habillaient ces gaulois et comment ils fabriquaient leurs tissus, ou bien en apprendre plus sur leur alimentation, leur façon de faire la guerre…

En fin de visite, vous pourrez retourner voir nos artisans, et discuter avec eux pour revenir sur les sujets qui vous ont intéressé. Vous pourrez aussi profiter d’une boisson locale et vous rafraîchir à l’ombre de la taverne, non loin de la rivière. Et si vous souhaitez mettre la main à la pâte, nous vous accueillerons avec plaisir sur nos chantiers!

LE CHANTIER DE CONSTRUCTION

Le bois était certainement le matériau le plus utilisé dans la société gauloise. Malheureusement, il ne se conserve qu’en de rares occasions, dans des conditions très particulières. Ainsi la presque totalité des objets de leur vie quotidienne a disparu au fil du temps.

C’était aussi le matériau privilégié de la construction. Les maisons en bois étaient généralement construites sur poteaux porteurs, et ces poteaux étaient fichés dans le sol : les emplacements sont encore décelables aujourd’hui par les archéologues. Ces trous fournissent de bons indices sur la forme que pouvaient avoir ces bâtiments.

2013

L’atelier du verrier

bâtiment gallo-romain à poteaux porteurs de section ronde, avec toit en chaume de roseau, ouvert au rez-de-chaussée.

2014

La taverne du
Casse Torque

structure histo-compatible mais moderne car l’essence de bois utilisée n’existait pas au temps des gaulois (l’acacia), à poteaux porteurs section ronde, toit en chaume de roseau, semi-ouverte au rez de chaussée.

2015

Première maison sur l’oppidum gaulois

hypothèse de restitution d’après un habitat Ve siècle av JC de l’oppidum du Marduel (Gard), poteaux porteurs en chêne section ronde, structure en clayonnage (fines branches souples tissées) et cannisse de roseaux, murs et toit en torchis.

2016

L’atelier du potier

hypothèse de restitution d’un atelier de potier avec four de cuisson. Fondations et solins en pierre sèche, charpente en bois équarri et toit en tavaillons (tuiles de bois).

2017

La maison du chef

chantier en cours, hypothèse de restitution d’une maison commune d’après un habitat IVe siècle av JC de l’oppidum du Plan de la Tour, à Gailhan (Gard). Fondations en pierre et mortier d’argile, structure en poteaux de section ronde et bois équarri.

L’ATELIER DU POTIER

La céramique apparaît dans les foyers durant le Néolithique, période où l’Homme devient sédentaire. Elle est aussi la matière que l’on retrouve le plus dans les fouilles archéologiques, car elle se conserve parfaitement. La poterie est un objet très courant, et l’étude systématique de toutes les trouvailles établit de solides connaissances. Elle est la principale fenêtre sur la vie quotidienne de nos ancêtres.

Sur l’archéosite, nous produisons des poteries correspondant à la période protohistorique. Les gaulois Helviens possédaient peut-être de belles poteries réalisées au tour de potier et importées des grandes villes, mais ils utilisaient au quotidien des poteries de production locale, montées au colombin. Cette façon de travailler donnait un aspect plus « brut » aux poteries réalisées.

L’avantage de cette technique est sa simplicité, qui permet une réalisation à domicile sans installation artisanale spécifique. La cuisson peut s’effectuer dans un four simple ou dédié à la poterie. Dans les périodes plus anciennes, on utilisait aussi de simples foyers légèrement creusés dans le sol, et l’on recouvrait progressivement les pots crus de braises.

Nous construisons actuellement la structure d’un atelier de potier, sous laquelle sera monté un four de cuisson semi-enterré. Nous y installerons également un tour à bâton, afin de pouvoir faire la démonstration de cette technique, en parallèle des techniques non tournées.

L’ATELIER DU TISSERAND

Les origines du textile sont assez incertaines. Cependant, on estime que nos ancêtres du Paléolithique en étaient les précurseurs, car ils étaient capables de fabriquer des cordes et des sangles en torsadant des fibres végétales. Puis, de torsade en torsade, les fils sont entrelacés. La technique fut croisée avec celle de la vannerie, jusqu’à obtenir des morceaux d’étoffe. Certaines composées de fibres animales comme la laine, d’autres de plantes à tige fibreuse comme le lin, le chanvre, ou l’ortie.

D’abord extrêmement précieux, le tissu s’est peu à peu fait une place dans l’habillement, remplaçant progressivement les peaux tannées. L’Homme, en devenant sédentaire, a trouvé le temps et la stabilité nécessaire au tissage.

Les différentes techniques de tissage se sont développées au cours du Néolithique, pendant que nos ancêtres se sédentarisaient. Le fait de vivre toujours au même endroit a permis d’inventer des métiers à tisser fixes. Le métier vertical est apparu à cette période et a été utilisé jusqu’à l’an Mil.
Les gaulois connaissaient ces techniques; de nombreuses trouvailles partout en Europe attestent de leur savoir-faire. Ils étaient capables de tisser des motifs complexes et très fins, et vendaient leurs lainages de très bonne qualité jusqu’à Rome. Ils connaissaient aussi de nombreuses plantes tinctoriales, dont ils faisaient des décoctions pour obtenir un panel de couleurs exceptionnel.

L’ATELIER DU VERRIER

Le verre était un élément prestigieux de la parure gauloise et de la vaisselle gallo-romaine. Les Gaulois aimaient montrer leur richesse en portant des colliers de perles et des bracelets de couleurs vives. Ce sont les premiers à avoir développé l’artisanat du verre d’abord filé, puis soufflé, sur le territoire qu’on n’appelait pas encore la France. Les toutes premières traces de cet artisanat remontent à quelques rares découvertes de l’âge du Bronze, des perles simples en verre bleu cobalt.

Les artisans gaulois ne fabriquaient pas leur verre eux-mêmes. Il était importé du Moyen et Proche-Orient, lieu où le secret de fabrication était connu depuis longtemps. Le premier travail du verre attesté par l’archéologie remonte au 3ème millénaire av. JC, en Mésopotamie. Le verre était produit dans des manufactures, puis envoyé en Europe par voie maritime sous forme de blocs incolores, ou déjà teintés dans la masse à l’aide d’oxydes métalliques. Une douzaine d’épaves antiques retrouvées en mer Méditerranée en attestent (épaves des Îles Sanguinaires I & II, épave de Toulon, etc).

Depuis la construction de l’Archéosite, nous travaillons avec l’association Artisans d’Histoire, qui a installé son atelier de verrier sur place. L’espace de travail et le four sont reconstruits selon des sources gallo-romaines, et le verrier y poursuit son travail d’expérimentation archéologique.  Les possibilités du four sont testées pendant environ un an. Quand il arrive en fin de vie, il est démonté et un nouveau modèle amélioré selon les observations de l’année vient le remplacer.

Ici, pas de bouteilles de gaz ! Tout se fait au bois (1/2 stère par jour de chauffe), dans un four spécialement conçu pour atteindre les très hautes températures nécessaires pour faire fondre le verre. C’est l’un des seuls en fonctionnement en Europe. Vous pourrez observer le travail du verrier, il réalisera devant vous des répliques de perles historiques en verre filé, allant de l’Antiquité jusqu’à l’an Mil.

LA TAVERNE

La taverne est le lieu central de l’archéosite. C’est là que se termine la visite guidée, pour vous permettre de vous détendre et vous restaurer. Après leur journée de travail, nos bénévoles se réunissent volontiers pour profiter de l’ombre et de l’air frais de la rivière toute proche, ainsi que d’une boisson et d’un repas convivial. Nous avons expérimenté la construction d’un four à pain, qui nous permet de tester des recettes inspirées de sources antiques.

Nous y avons aussi installé une petite boutique qui vous propose des créations réalisées par des artisans partenaires et des bénévoles ; kits de tissage, marionnettes, lampes à huile, colliers de perles de verre, bijoux celtes… Toutes les recettes de la taverne, ainsi que vos dons, permettent de faire vivre l’archéosite, et de poursuivre ce beau projet.

Dans un souci d’éthique et d’écologie,  nous nous fournissons auprès de producteurs locaux et la plupart du temps biologiques pour nos bières, jus de fruits, sirops, saucissons et fromages de chèvre. Vous trouverez donc à la taverne un panel de bières brassées dans la région, ainsi que des jus de fruits locaux, des sirops bio et des planches apéritives réalisées, elles aussi, avec des produits locaux.